Seth Troxler, un DJ pas trop sérieux

L’activité s’annonce intense dimanche sur le groupe Facebook “comment est la queue de la Concrete ?”. Et pour cause : la star de la techno Seth Troxler vient passer la journée sur la barge avec ses copains du label Tuskegee, les New-Yorkais des Martinez Brothers.

Le DJ américain est sans doute l’artiste le plus rafraîchissant sur la scène techno/house actuelle. Son côté clownesque, son sens de l’autodérision, ses photos délirantes sur les réseaux sociaux ou ses déclarations iconoclastes sur la rigidité et le manque d’humilité des DJ’s lui valent l’adhésion d’une bonne partie du public (et le dédain de certains de ses collègues, Nina Kraviz en tête).

Cela dit, aucun artiste ne pourrait se permettre ce genre de comportement sans une sérieuse street-credibility. De ce côté, Seth Troxler est armé. Ultra-populaire (il figure en permanence dans le top 5 des DJ’s du classement de référence de Resident Advisor), son talent précoce lui a permis de passer derrière les platines du Berghain à 18 ans. Après avoir amené Visionquest en haut du panier, il poursuit sa route avec le label Tuskegee, créé avec les Martinez Brothers, qui se concentre sur les artistes issus des minorités ethniques. Pour le moment, le label a offert des disques plutôt décents, dont le Just Back du boss au printemps dernier. On s’attend donc à une journée portes fermées du côté de Concrete, puisqu’on voit mal quelqu’un laisser sa place avec un tel programme, complété par le prodige néerlandais et dernière signature du label, William Kouam Djoko.