Soirée La Possession, déjà envoûtante

C’est seulement la deuxième édition, mais la Possession est déjà une soirée qui compte. La première avait tenu toutes ses promesses : on ne s’était jamais aussi bien senti au Gibus, dans une atmosphère libertaire et décadente pour ce qui fut sans doute l’une des meilleures fêtes de la rentrée !

En témoigne la foule massée rue du Faubourg du Temple à 1 heure du matin, et la cinquantaine de personnes pressées sur les barrières pour entrer à 6 heures du matin quand on ressortait.

On a enfin trouvé les héritiers des jeudis du Pulp, mais encore plus sauvages. Rayon musique, si le dancefloor était irrespirable, c’était autant en raison du nombre de danseurs déchaînés au mètre carré qu’à la qualité des DJ’s, qui envoyaient du bois.

Cette seconde session ne devrait pas souffrir de la comparaison, avec des têtes d’affiche de très haut niveau, dont le Britannique Regis, fondateur du label Downwards et du collectif Sandwell District, et l’un des pionniers de la techno industrielle anglaise, via le groupe British Murder Boys qu’il formait avec Surgeon. Il partagera les patines avec un de ses fils spirituels, Pariah. L’Ecossais, auteur du sublime track de post-dubstep Orpheus, s’est jeté dans la techno industrielle avec brio dans le cadre de Karenn, son duo avec Blawan. Le producteur danois CTRLS restera dans la même lignée de techno assourdissante durant son live, et Oxyd devrait apporter un peu de diversité en glissant quelques influences bass music dans son set. La Possession garde le même format, de minuit à midi, idéal pour les gens qui n’arrivent pas à s’arrêter de danser.