Symétrie #3 : Opal Tapes signe le retour de la cassette

Non, les baladeurs cassettes ne se vendent pas uniquement sur Le Bon Coin. On peut toujours en trouver des neufs un peu partout sur le web. Et c’est un peu à cause de Stephen Bishop, le fondateur du label Opal Tapes, qui ne distribue ses sorties que dans ce format.

Au chômage dans un trou perdu du Nord-Est de l’Angleterre, il s’est lancé en 2012 dans ce trip nostalgique, qui aurait pu rester au rang de blague protestataire antinumérique ou, pire, de revival hipster. Sauf que grâce à ses disques avant-gardistes, Opal Tapes est devenu l’un des labels les plus scrutés de la musique électronique. Ses cassettes (maximum 200 exemplaires) sont sold out avant même leur date de sortie (ce qui l’a d’ailleurs conduit à lancer Black Opal, un label de vinyles).

Outre les travaux d‘Helena Hauff, productrice allemande qui compte de plus en plus, il a récemment sorti le Body Issues du producteur américain Patricia, superbe disque qui valide la pertinence du retour de l’acid house, et l’excellent maxi A.C.I du Français Nathan Melja. Les deux seront les têtes d’affiche de la Symétrie #3, samedi, une fête de 16 heures d’affilée proposée par le collectif Céladopole avec, en préambule, un open air sur le quai du Batofar de 15 h à minuit, avant de rentrer dans la cale jusqu’aux premières lueurs du jour.

Avec eux, on retrouvera Mad Rey – fer de lance du label parisien D.KO Records avec son hit Quartier Sex –, qui vient justement de sortir une série de beats hip-hop en version limitée sur… cassette (Q. Beat Tape, sur Red Lebanese). Attention à l’effet de mode.