The Black Madonna, la riot girl de la dance music

Faut-il être belle pour réussir en tant que DJ quand on est une femme ? “Pour les femmes, la beauté est considérée comme un élément d’évaluation professionnelle

Faut-il être belle pour réussir en tant que DJ quand on est une femme ? “Pour les femmes, la beauté est considérée comme un élément d’évaluation professionnelle. Pour citer Naomi Wolf, l’idée est que, à valeur professionnelle égale, on attend en plus des femmes à ce qu’elles soient jolies”, expliquait il y a quelques mois The Black Madonna à Resident Advisor. DJ de house reconnue, directrice artistique du Smart Bar, un des plus fameux clubs de Chicago, The Black Madonna se bat depuis vingt-cinq ans pour défendre les femmes et les minorités dans une industrie de la dance music dominée par des hommes hétérosexuels et blancs. Devenue un véritable symbole après que son “manifeste” (dans lequel elle pointait toutes les choses à améliorer dans le secteur) soit devenu viral en 2015, la DJ américaine n’en finit plus de tourner dans les plus grands clubs du monde – avec notamment un set de 9 heures (!) au printemps au Panorama Bar de Berlin – mais n’oublie jamais cette mission qu’elle s’est assignée au fil des années et continue de mettre des coups de pied dans la fourmilière. Six mois après son set au Weather Festival, la revoici donc à Paris, invitée par Open Minded et le nouveau crew Guilty Dogs, lancé par un des fondateurs de Sonotown, dont on devrait entendre parler ces prochains mois.

Samedi 10 décembre, à la Machine du Moulin rouge, minuit (16,50 €) . 90 boulevard de Clichy M° Blanche