Todd Terry : New York in the house

Figure de la danse music new-yorkaise des années 80, Todd Terry sera à Nuits fauves avec Boston Bun samedi 3 décembre pour une nuit de folie !

Du copier-coller, avec une lame de rasoir et un crayon. C’est ainsi que, dans les années 80, Todd Terry a confectionné les tubes qui subjuguent encore les danseurs du monde entier. Icône de la dance music new-yorkaise, Terry a démarré avec une petite boîte à rythme qui lui permettait de construire des beats pour ses copains rappeurs. Il se met ensuite à éditer des morceaux qu’il trouve sur des cassettes. C’est ainsi qu’est né le hit Party People en 1987, une sorte de remix du classique de la house, Move Your Body de Marshall Jefferson. Sauf qu’à l’époque, le titre est inconnu : “Je ne savais même pas qui c’était, raconte Todd Terry. Quand j’ai croisé Marshall Jefferson, plus tard en tournée, je me suis excusé auprès de lui !” Dans une période où hip hop et musique électronique sont encore siamois, Todd Terry parvient à tirer la quintessence des deux genres, avant qu’ils ne se séparent au début des années 90 – le mélange subsistant seulement sur les rives du Patapsco, à Baltimore. Il fréquente alors assidûment le club Heartthrob, où l’on pouvait croiser le légendaire producteur Arthur Baker, Madonna ou New Order, tous en train de danser sur les mix d’un certain Little Louie Vega, qui joue tous les disques que Todd Terry lui apporte. Quelque temps plus tard, grand seigneur, le producteur lèguera à Louie Vega et son acolyte Kenny Dope le nom de Masters At Work, devenu un des symboles de la musique new-yorkaise. Todd Terry enchaîne ensuite les remix, dont le fameux Missing d’Everything But The Girl en 1995, qui sera d’abord refusé par la maison de disques, pour finalement s’écouler à 3 millions d’exemplaires… “Les majors ne connaissent rien. La preuve : à la radio, tu entends les 7 mêmes chansons chiantes, quand on pourrait avoir 42 titres géniaux.” Pour les écouter, ça se passe ce vendredi à Nuits Fauves.

Todd Terry & Boston Bun à Nuits fauves, samedi 3 décembre, 23h, (17 €), 32 quai Austerlitz M° Gare d’Austerlitz