Un maître à Petit Bain

Eh non, le dubstep, le bon, le vrai, n’est pas mort. Ce n’est pas parce que la version américaine (le brostep et ses élucubrations soniques à la Skrillex) a explosé telle une vulgaire bulle spéculative qu’il fallait lâcher l’affaire avec un style qui a, quoi qu’on en dise, flanqué une claque à tous les amateurs de bass music et révolutionné la musique électronique. Joe Nice, lui, jouait du dubstep avant même qu’on lui trouve une appellation.

Le Britannique installé aux États-Unis s’y est mis dès 2001, la préhistoire. Proclamé ambassadeur du genre par Kode9, le boss du prestigieux label Hyperdub, il s’est logiquement retrouvé sur Rinse FM, la radio qui a lancé le mouvement, et à son apogée, à la fin des années 2000, aux soirées FWD du Plastic People à Londres, avec Benga, Skream et les Digital Mystikz. Joe Nice revient à Paris samedi après sept ans d’absence pour deux heures de set tout en dubplates (des vinyles exclusifs) à Petit Bain. Également à l’affiche de la soirée organisée par Bass Paradize et Big Brothers, ne manquez pas la performance de Khng Khan, un hybride entre rap et bass music, et les DJ’s locaux des crews Exploration et Digital Warfare.