Une glace à Paris

Dans un décor cosy, un glacier de haute tenue qui va rendre l’été aussi rafraîchissant que gourmand.

Enfin du frais et de l’inédit dans le Marais. Plombé par les vitrines lugubres des magasins de luxe et enseignes de mode déjà vues, la rue Sainte-Croix-de-la Bretonnerie voit débarquer en face du prestigieux Pierre Hermé, un nouveau glacier. Encore un. Et de haute volée celui-là. Bien mitonnée à la sauce rétro par le Meilleur Ouvrier de France Emmanuel Ryon, réputé pour les premiers Café Pouchkine et glacier star d’Anne-Sophie Pic deux années durant, associé à un pro de la restauration, Olivier Ménard, la boutique s’offre un nom attrape-touriste, Une glace à Paris, sans arnaque au bout. Un décor de maison de poupée avec lampes casseroles chromées au plafond, papier peint géométrique conique et boîtes réfrigérantes plus glamour qu’ailleurs. Et sous les vitrines coffre-fort à ouverture électronique, les parfums stars de la maison servis sur boules généreuses ou en coupe, avec toppings ou pas. Déjà culte, le sorbet kiwi, élu meilleur shoot glacé de l’été ; les grands classiques vanille et chocolat qui tuent ; les inventions du maître à goûter – la glace Medovic et ses éclats de gâteaux au miel –, plus quelques créations osées, dont la saveur curcuma (récolté chez Olivier Roellinger) pour commencer. La maison tient aussi son salon de thé jusqu’à 23 heures, propose les bons vieux entremets glacés à embarquer pour dîner (du vacherin à l’omelette norvégienne en passant par la corbeille nougatine), des gâteaux de voyage à offrir à mamie (cakes au thé vert, à la cannelle, noisette…) et une panoplie de boissons lactées incluant lait caramel et milkshakes de compète. Rencart idéal en cas de pic de chaleur, la maison devrait attirer son monde en sortant une pâtisserie “street food” annoncée comme surprenante.